Bilan des pilotes F1 aux 2/3 de la saison 2016

Une photo que j’adore. Une des meilleures que j’ai jamais vues …

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Cette très belle saison de F1, je trouve, même si Lionel, son verbe et sa verve nous manquent, voit ses pilotes réaliser des choses assez sympas. Il m’a semblé qu’il fallait faire un bilan avant la dernière ligne droite qui définira le titre pilotes et les divers accessits.

Comme d’habitude pour moi je rassemble plutôt par groupes que j’entrevois depuis mon canapé ces as qui sont tous à mon sens des êtres d’exception, qu’ils soient premiers ou derniers, car je suis strictement incapable de réaliser les prouesses qu’ils nous font vivre régulièrement devant notre écran.

1417290996_extras_noticia_foton_7_0Les **** : Ricciardo, Alonso, Sainz Jr et Raïkkonen

Ricciardo : incontestablement un peu endormi avec Kvyat comme coéquipier, l’arrivée de Verstappen l’a réveillé, et depuis c’est un festival, quand sa monoplace le lui permet. Je ne vois guère d’erreur à mettre à son débit, il pilote en douceur à la Vettel des grandes années et assume son rôle de leader dans cette grande écurie de Milton Keynes et toujours avec une attitude positive malgré le gros couac de Monaco de son écurie.

Alonso : redevenu le Fernando des premières années Ferrari. Les dernières années de plomb à Maranello s’étaient traduite par une saison de regonflage de moral l’an passé à Woking, qui l’a transformé de nouveau en un matador des meilleures années. Lire la suite

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Copse : au delà de 5.0 G cette année ?

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Jim Clark, en route pour la victoire, Silverstone 67 – Lotus-Ford 49

Silverstone !

Formidable circuit et formidable ambiance durant ce GP, selon tous les témoignages de ceux qui ont déjà eu la chance de pouvoir s’y rendre depuis des années. Le tracé est l’un des plus sélectifs qui soient (la courbe à droite de Copse prise à fond en bout de ligne droite occasionne souvent des forces latérales au delà des 5.0 G) et offre , en lien avec les conditions météo évidemment, l’occasion de bien souvent s’enthousiasmer pour les prouesses des pilotes. La récente réfection n’a pas trop entamé l’âme de cette piste sise à l’origine sur le macadam d’un aérodrome de campagne, et l’audience, constituée de ce formidable public anglais connaisseur de la chose automobile en diable, offre une occasion unique de se retrouver entre amoureux de la vitesse, du bon goût (repas terminés par une coupe de fraises à la crème Chantilly) et admirateurs de ces artistes extraordinaires que sont les pilotes de F1.

Gagner à Silverstone réclame de grandes qualités de vitesse, de vista, de finesse, de persévérance mais surtout d’abord du courage. La liste des 12 derniers vainqueurs offre à ce titre une preuve claire que ces axiomes sont indispensables pour concourir à la plus haute place du podium : SCH – MON – ALO – RAI – HAM – VET – WEB – ALO – WEB – ROS – HAM – HAM l’ont emporté successivement souvent au prix de courses épiques. Cette saison ne devrait pas faire tâche au tableau Lire la suite

Les fantômes du passé

L’image que je conserve de la F1 de ma jeunesse des années 80, c’est, depuis le bord de piste, une McLaren figée comme en photo qui fonce sur l’asphalte gris-clair d’une piste chaufee par un soleil intense, bordée de chaque côté d’herbe parsemée de pâquerette, avec en fond quelques arbres. La piste, rien que la piste, la vérité de la piste. Mais aujourd’hui cette image est à ranger dans le placard des souvenirs.

Les 3 écuries encore survivantes qui ont marqué cette époque et celle qui a suivie, McLaren, Ferrari et Williams ne sont plus que les fantômes de leur passé héroïque. Ferrari ne jouera probablement pas le titre avec Mercedes cette année encore, Williams n’ira fréquenter les podiums qu’en de rare occasions et ne goûtera qu’aux effluves de champagne, quant à McLaren la perspective d’avoir une carte d’abonnement pour la Q3 est pour l’instant au dessus de ses moyens. Lire la suite

Mercedes ou Ferrari ?

Qui va dominer la saison 2016 de Formule 1 ? Mercedes ou Ferrari ? La question aurait pu sembler saugrenue il y a 1 mois. Mais une double campagne, celle des essais conduits durant 8 jours à Barcelona qui a vue, en apparence, Ferrari dominer la feuille des temps à la fin de chaque session, et celle plus médiatique de l’écurie germano-britannique conduisant pilotes et responsables à évoquer une diminution drastique à 2 dixièmes de seconde de l’écart entre les deux écuries durant l’hiver, font germer chez beaucoup l’espoir d’une lutte ressérée en tête des courses de F1. Y-a-t-il une réalité tangible appuyant ces espoirs légitimes ?

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L’analyse des temps lors des essais de pré-saison à Barcelona a révélé en tout cas que Ferrari s’était rapprochée de Mercedes durant cet hiver. Lire la suite

Il y a 50 ans …

Jim Clark, Colin Chapman, Indy 500 - 1965

Jim Clark, Colin Chapman, Indy 500 – 1965

Jim Clark, le grand champion automobile écossais, concluait il y a 50 ans exactement une grande année 1965 pour lui et le sport automobile. Champion de Formule 1 avec 6 victoires, vainqueur à Indy 500, champion en Formule Tasman avec 3 victoires, il réussissait une année parfaite en terme de pilotage marquant profondément les esprits. Une année qui, aujourd’hui encore,  est considérée comme l’une des plus aboutie de toute l’histoire du sport automobile.

Un pilote extraordinaire, un homme hors du commun, an innocent talent …

Jim Clark – The Quiet Champion

Mes classements à moi – F1 2015

Pas trop le cœur en cette triste année en F1 à faire des classements. En plus je ne suis pas un grand fan des classements, où on établit une hiérarchie souvent subjective. Comme il faut sacrifier à la tradition malgré tout j’ai préféré mettre en avant ceux qui avaient fait preuve de plus de qualité par le biais de groupes, avec un ordre de préférence quand même dedans, mettant ainsi en exergue pilotes, écuries, managers ou directeurs etc … qui m’ont semblé moteurs en 2015.

Spa 2015

Spa 2015

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F1 2015 – Classement par GP terminés

Je me suis amusé à calculer la moyenne du nombre de points obtenus par les pilotes de F1 cette saison en fonction du nombre de GPs terminés. Pour ça j’ai retranché du nombre de GPs disputés ceux où ils ont chacun dû abandonner sur casse mécanique. Les accrochages provoqués par le pilote sont comptabilisés dans le nombre de GPs terminés. En cette saison où les pilotes ont subit de nombreuses avaries mécaniques, il me semble important de classer aussi les pilotes en fonction des points pour lesquels ils ont pu concourir de façon réelle.

Hamilton - Vettel - Verstappen, les 3 hommes qui ont marqué la F1 en 2015. Lire la suite

Une étoile dans le ciel

Jules Bianchi

La triste nouvelle et échéance que je me refusais d’envisager depuis des mois est arrivée hélas : Il est parti rejoindre tous les autres. Ayrton, Gilles, Jochen, Jim, Juan Manuel, François et tous ceux que la course a pris depuis près de 80 ans … Et s’il va beaucoup manquer à tout le monde, une chose est sûre : Au ciel une étoile de plus brille. Dans son char volant rouge je suis sûr qu’il s’amuse comme un fou avec tous ceux qui nous ont fait rêver comme lui. Car il nous avait transmis ce rêve d’un talent inné qu’on savait appelé à briller un jour au firmament.

J’ai déjà dit que pour moi les pilotes de F1 étaient comme les chevaliers des temps modernes. Et Jules était l’archétype de cet esprit : jeune, courageux, talentueux, apprécié de tous, ouvert et souriant.

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Grand Prix Italie 2014 – Comparatif Rosberg – Hamilton – Massa

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Très rapidement un comparatif des performances de Lewis et Nico durant le premier relais de ce Grand Prix de Monza.

On voit que les temps au tour sont révélateurs des performances et des qualités des pilotes, dejà entrevues lors des essais, où Lewis avait à peu près 2 à 3 dixième de marge sur Nico.

Ici, dans un premier temps, seul en tête Rosberg parvient à creuser l’écart en étant le seul à tourner en moins de 1:30. Hamilton coincé derrière Massa notamment mais surtout Magnussen (qui tourne en 1:30) ne parvient pas à faire mieux que 1:30:8 en moyenne entre les tours 2 et 8 inclus. Lorsque le brésilien et l’anglais parviennent à se débarrasser du danois, ceux-ci vont tourner en 1:29:5 comme Rosberg. L’écart ne dépassera pourtant jamais 4 secondes avec le duo pour l’allemand car celui-ci commet des erreurs. Il tourne en 1:30 au tour 7, et 1:31 au tour 9 (tout droit), alors que durant les tours 6, 8 et 10 il tourne en 1:29:5. Il est alors sous la pression relative de Massa et Lewis. Massa d’ailleurs lui au contraire se bonifie avec Lewis dans les rétros puisqu’il tournera en 1:20:8 plutôt entre les tours 10 et 23 inclus, soit 3 dixièmes moins vite qu’avec Hamilton à ses basques.

L’un derrière l’autre les deux pilotes Mercedes vont tourner à une cadence infernale entre les tours 10 et 23, malgré le fait que Rosberg n’est probablement pas tellement en confiance au vu de ses erreurs répétées avant le 10ème tour. 1:29:1 pour Lewis et 1:29:2 pour Nico. On retrouve l’écart des qualification, bien qu’un peu moindre. Le poids en essence et la faible charge aéro ne permette pas l’à peu près, et une fois que Nico ne recevra plus les écarts avec Lewis, il pourra se concentrer sur son pilotage et ne plus faire d’erreurs.

Jusqu’à ce freinage de nouveau manqué comme une débutant au bout de la ligne droite …

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JEV versus Ricciardo : les chiffres ne sont pas souriants pour l’australien !

Motor Racing - Formula One World Championship - Monaco Grand Prix - Sunday - Monte Carlo, Monaco

Le départ annoncé de JEV à la fin de cette année est une nouvelle, mauvaise forcément, mais assez logique si on considère que 3 ans sont un délai classique chez Toro Rosso et que devant lui c’est bouché, les baquets de RedBull étant occupé par un quadruple champion du monde et par son ancien coéquipier qui est en train de faire du petit bois de ce quadruple CDM. RedBull a eu l’intelligence d’annoncer la nouvelle assez tôt dans l’année pour qu’à la fois le français ait le temps de chercher activement un nouveau baquet pour la saison prochaine et aussi afin d’écourter une lutte en interne face à Kvyat qui ne tournait pas en faveur du jeune et talentueux russe au moment de l’annonce. Quel sera l’état d’esprit du pontoisien qui s’était jeté à corps perdu dans sa tentative de conserver son baquet pour l’an prochain ? Et pour convaincre quelle écurie de F1, sachant que le jeune pilote français n’a pas un sou ni de sponsors pour aller garnir quelques fonds de grilles un peu hasardeux, les baquets des écuries qui paient les salaires de leurs pilotes étant déjà réservés ?  Il est difficile d’anticiper l’état d’esprit de JEV pour les 7 derniers GPs de 2014, même si on l’a senti assez atteint au dernier GP de Belgique d’autant qu’il déclarait cet hiver avoir été déjà très affecté par le fait que Daniel Ricciardo ait été choisit l’été dernier à sa place pour s’asseoir dans le fauteuil encore chaud de Mark Webber. Moi ça m’aurait touché pour le coup, mais ces garçons ne sont pas fait du même bois que nous.

Analyse

Il est donc l’heure de faire le bilan de JEV chez Toro Rosso. On sait déjà que Franz Tost, Helmut Marko et Christian Horner ont qualifié le pontoisien de pilote très rapide. Le directeur de la Scuderia Toro Rosso affirme même que le français est le meilleur parmi tous les pilotes qui ont dû quitté la filière prématurément jusqu’ici. On peut donc établir un classement de ces jeunes pilotes dans l’esprit de RedBull jusque là : 1- Vettel ou Ricciardo, 2- Ricciardo ou Vettel, 3- JEV, 4- Bourdais, Buemi, Klein, Alguersuari etc. Est-ce que ce classement établit par ceux qui connaissent quand même le mieux ce sujet est corroboré par les statistiques à 7 GPs de la fin de l’année ?

On sait que JEV a fait jeu égal avec Ricciarro au nombre de points accumulés en 2 ans de vie sportive commune. 29 points pour le français contre 30 pour l’aussie, malgré une demi-saison de plus en F1 pour l’australien en 2011. Mais pour être honnête il faut pondérer ça par le nombre de GPs que le pilote a pu terminer sans subir une avarie ou un accrochage dans lequel sa responsabilité n’est pas engagée. Et là on obtient ce tableau dans lequel il y a une énorme surprise : JEV y devance largement Ricciardo (et Kvyat) !

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On voit que JEV a subit énormément d’abandons en 2 ans au contraire de Ricciardo : 10 contre 4 pour l’australien. Si on ne comptabilise que les courses où il a pu terminer, JEV a inscrit en moyenne plus de points que Ricciardo durant ces courses : 1,00 contre 0,86. On peut donc imagnier que si le français avait eu une voiture plus fiable ou une réussite similaire à celle de l’australien il aurait probablement aisément devancé le néo pilote Red Bull au classement sur les 2 saisons. Notons aussi que JEV a dû abandonner à plusieurs reprises alors qu’il était dans les points à ce moment de la course : Singapour (accroché par Schumacher – 7ème), Chine (accroché par Webber – 9ème), Silverstone (Pneu explosé – 8ème) etc.

Conclusion

Aujourd’hui Ricciardo domine outrageusement le quadruple champion du monde Sebastian Vettel et on dit de ce pilote qu’il représente l’avenir de Red Bull. A cet égard que peut-on stipuler de la valeur de JEV sachant que la jurisprudence Ricciardo montre que les faibles résultats de la STR ne permettent pas au grand public d’estimer la valeur réelle d’un pilote ? Le seul élément de comparaison à notre disposition sont les résultats entre ces coéquipiers. Et si on rajoute un peu d’équité dans ces résultats en retirant les courses où les pilotes ont subit des défaillances mécaniques on se rend compte que la F1 s’apprête à se séparer d’un pilote qui bien que plus jeune et moins expérimenté a eu en moyenne de meilleurs résultats que Ricciardo durant leurs 2 ans de compétition commune.

A côté de ces chiffres ajoutons que JEV a aussi glané le meilleur résultat pour une Toro Rosso depuis Sebastian Vettel (6ème au Canada en 2013) et qu’il a également occupé, la meilleure position provisoire en course pour une STR depuis le quadruple, avec sa 2ème position derrière Fernando Alonso en Hongrie il y a quelques semaines et après avoir, excusez du peu, enrhumé Rosberg, preuve de la valeur de notre JEV… A ce titre le français, tout comme le feront encore l’an prochain avec un talent immense, les deux autres français Romain Grosjen et Jules Bianchi, a dignement représenté le sport automobile français ainsi que son histoire depuis 3 ans mais cette affaire JEV démontre une fois de plus que la F1 n’est plus pour des raisons de mauvaise gestion par Bernie le réservoir exclusif des meilleurs pîlotes de la planète …