Windtunnel

La formidable saison 2013, enfin surtout pour RedBull et Sébastian Vettel, vient de se terminer. Les festivités de la FIA sont à peine terminées que la saison 2014 a déjà repris, laissant peu de répit aux forçats de la piste. Webber a déjà roulé avec la Porsche LMP1, et certaines écuries de F1, dont Ferrari, ont déjà commencé à tester leurs monoplaces version 2014 dans les simulateurs faits maison. Avec nouveaux châssis, nouveaux éléments aéro, et nouvelle motorisation à prendre en main pour les ingénieurs et les pilotes, tout ça ne peut que convier à l’excitation. En tout cas on peut remarquer que Maranello et Alonso (Kimi encore convalescent à la suite de son opération du dos, prépare le Père-Noël) ne sont pas en retard.

Maranello avait annoncé humblement il y a quelques semaines que la soufflerie italienne souffreteuse n’était plus qu’un lointain souvenir. Que les problèmes de corrélation piste-windtunnel avaient trouvé leur maître en la personne d’Allison, le concepteur de la si performante monoplace d’Enstone en 2012 et 2013 et le fondateur de la soufflerie de cette même écurie, débauché au printemps dernier au chevet des ordinateurs fous du cheval cabré. Nous verrons bien rapidement (fin janvier tout au plus) si ces cris du coeur lancés en Italie auront la même tonalité que l’appel que ne manquera pas de faire Kimi à Luca au soir des premiers tests hivernaux, ou bien s’ils auront plutôt celle de couteaux qui lancés à travers la pièce fendent l’air pour laver l’honneur perdu des ingénieurs italo-anglais de Maranello.

En tout cas l’affaire est primordiale, la soufflerie, surtout en ces temps où les règlements changent du tout au tout est le point névralgique de toute écurie de F1 qui se respecte. McLaren et Ferrari en savent quelque chose, elles qui ont vu ces dernières années RedBull, et dernièrement Lotus, leur tailler des croupières voire les humilier parce que leurs souffleries (il y en a 3 à Milton Keynes) sont à un point de développement et de perfection que n’aurait pas renié Léonard de Vinci. Sans les souffleries qui engloutissent des sommes énormes, et les bons ingénieurs pour les implémenter et en comprendre le fonctionnement, aucune écurie de F1 ne peut bien figurer aujourd’hui. Autant on peut penser que la machinerie ne fonctionnait pas bien, autant il apparait évident que les compétences manquaient jusque-là en terme d’aéro en Italie pour en comprendre les subtilités ultimes. D’ailleurs Adrian Newey, pourtant peu enclin aux déclarations tapageuses n’avait pas hésité à qualifier dernièrement la première mouture de la Ferrari 2013, la F138, de « coup de bol énorme ». D’ailleurs pour Ferrari, le challenge est double. Selon Helmut Marko, le désormais célèbre découvreur de talent autrichien à l’oeil perçant, la meilleure écurie italienne en 2014 ne sera pas celle que l’on croit. A bon entendeur …

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Au bout du windtunnel … la lumière ?

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